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Assurance-vie quelles solutions face à la baisse du fonds d’euro

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La baisse des rendements est généralisée ! Et elle touche tout particulièrement le placement chouchou de nos compatriotes : l’assurance-vie et son fonds euros, exception française !

La moyenne des rendements des fonds euros a été de 2.30 % en 2015, et avec la baisse des rendements des obligations et les taux négatifs, les perspectives sont évidemment encore orientées nettement à la baisse.

De plus, pour tenter de limiter cette baisse, il est de plus en plus difficile de se positionner à 100 % sur le fonds euros : rationnement oblige !

D’une certaine manière, le rationnement est le bienvenu.

Sachant, en effet, que ces fonds investissent leurs actifs pour l’essentiel en obligations peu rémunérées (dans le meilleur des cas), toute souscription supplémentaire accroît donc la tendance à la baisse des rendements.

Face à ces baisses, voyons les solutions en matière d’assurance-vie

Les solutions passent nécessairement par un contrat multi-supports pour accéder aux fonds euros innovants (ou nouvelle génération) et aux unités de compte. Ainsi, vous pourrez panacher l’ensemble de ces supports, et surtout opérer des arbitrages si nécessaire pour adapter votre gestion à l’évolution du marché.

Les fonds euros innovants

Le fonds euros pierre

Nous avons été parmi les premiers à vous informer de cette innovation. A l’époque, il était possible d’investir à 100 % sur ce type de support. Pour rappel, contrairement aux fonds euros classiques, celui-ci est investi essentiellement en biens immobiliers tertiaires : bureaux, commerces, …mais avec les mêmes garanties qu’un fonds euros classique, à savoir : capital garanti et effet cliquet (qui permet de stocker définitivement les performances acquises). Cette innovation a permis de distribuer un rendement de plus de 4 % net depuis 2012 ! On peut toujours rentrer sur ce type de fonds mais dans des proportions plus limitées. Les compagnies rationnent en effet les souscripteurs afin de protéger leur rendement encore nettement plus élevé que celui offert par les fonds euros classiques.

Les fonds euros dynamiques

L’objectif fixé par les gestionnaires est de réaliser une performance supérieure sur le moyen/long terme à celles réalisées par les fonds euros classiques. Comment ? En investissant de manière limitée sur un ou des supports dynamiques. De manière limitée car les fonds euros dynamiques garantissent, comme tous les fonds euros, le capital net investi sur le contrat et vous bénéficiez en outre d’un effet cliquet (les performances obtenues sont définitivement acquises). Une seule chose n’est pas garantie : la performance ! Pour faire simple : la démarche consiste donc à investir en actions une partie de vos avoirs sans prendre de risque en capital ! L’idée est plutôt séduisante car compte tenu de la faiblesse des rémunérations, autant prendre le risque de faire 0 en échange d’une performance qui a de bonnes chances d’être nettement plus élevée ! Précisons toutefois que les résultats obtenus sont très probants puisque les fonds euros dynamiques de qualité ont obtenu des performances de l’ordre de 4 % (voire plus) en moyenne sur les dernières années (sauf 2011 – performance nulle en raison de la très forte baisse des marchés).

L’investissement sur ces fonds est également rationné. Vous ne pouvez que rarement investir 100 % sur ces nouveaux fonds euros. Le plus souvent la quote-part qui leur est dédiée est limitée à 60/70 % du montant versé.

Les unités de compte et sci/scpi

Les unités de compte ont beaucoup évolué ces dernières années et permettent aujourd’hui d’avoir une approche défensive centrée sur le contrôle du risque. L’utilisation d’outils plus sophistiqués, de stratégies plus élaborées issues de la recherche permettent d’obtenir des rendements intéressants, de l’ordre de 4 à 5 % sur le long terme en amortissant fortement les chocs du marché et en réduisant la volatilité au jour le jour.

Une bonne option, nous semble-t-il, consisterait à réaliser un panachage de ces fonds à vocation patrimoniale dont la gestion vise à réduire le risque global du marché (le risque est surveillé strictement au jour le jour) avec des fonds classiques (en minorité) plus offensifs pour obtenir plus de rendement dans un marché haussier.

Les proportions de ce panachage dépendent bien entendu de votre profil de risque. En tout état de cause, il nous semble préférable d’opter pour la prudence en surpondérant les fonds les plus défensifs.

Il conviendra bien sûr de penser également aux SCI/SCPI qui, elles aussi, permettent d’augmenter le rendement global.

En effet, celles-ci continuent dans leur ensemble de produire des rendements proches de 5 %. Il convient toutefois d’être attentifs à différents critères pour les sélectionner. Enfin, rappelons que l’intérêt du contrat d’assurance-vie est d’assurer la liquidité de vos SCPI : en effet, l’assureur est tenu à la liquidité !

Il conviendra de choisir le contrat le plus adapté qui permettra d’optimiser le rapport risque/rendement et présentera également un grand choix d’unités de compte. Enfin, le contrat retenu devra également pouvoir s’adapter à la conjoncture et présenter une palette évolutive de choix d’unités de compte.

Stratégie gagnante

Vous êtes un certain nombre à disposer de contrats mono-support, c’est-à-dire de contrat ne contenant qu’un fonds euro. Si en plus, il n’est pas parmi les meilleurs, vous subissez une rentabilité faible !

Que faire ? Il conviendra en priorité de se référer à votre date de souscription. Certains contrats très anciens présentent de gros avantages fiscaux en matière de transmission. Compte tenu de l’enjeu, il faudra analyser la situation au cas par cas afin de savoir s’il y a lieu ou non de conserver votre contrat.

En effet, plutôt que de racheter en totalité votre contrat, il peut être préférable, au moins dans certains cas, de procéder à des arbitrages partiels pour accroître la rentabilité de votre patrimoine.

L’idée étant de conserver une partie de ces anciens contrats pour s’en servir de tirelire et piocher quand vous en avez besoin et introduire de nouveaux contrats que vous conserverez sur le long terme pour disposer d’outils flexibles toujours nettement plus adaptés à la conjoncture et permettant d’obtenir des rendements supérieurs en contrôlant strictement le risque.

Nous vous recommandons de faire réaliser la simulation du coût de votre arbitrage (y compris en matière de transmission).

Ainsi, vous pourrez comparer votre coût aux potentialités de gains à réaliser à l’avenir.

 

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A propos de l'auteur

Catherine BEL

Patrimoine Premier
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