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Quand le scanner devient un point d’entrée du flux

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Pendant longtemps, l’empreinte optique a été présentée comme une alternative à l’empreinte conventionnelle : plus confortable pour le patient, plus propre pour le cabinet, plus rapide à transmettre au laboratoire. Mais la prochaine étape du scan intra-oral ne se joue plus seulement dans la qualité de capture.

Elle se joue dans ce qui se passe après.

Avec les solutions connectées au cloud, le scanner n’est plus uniquement un périphérique attaché à un poste ou à une salle. Il devient un point d’entrée dans un environnement numérique plus large : stockage, partage, prescription, conception, laboratoire, suivi et traçabilité. En mai 2026, le Cart Primescan 2 de Dentsply Sirona a reçu l’iF Design Award 2026 dans la catégorie Design de produits – Médecine / Santé. Au-delà du prix, ce qui est intéressant est le signal envoyé : le scanner intra-oral n’est plus pensé seulement comme un outil de capture, mais comme un élément mobile, ergonomique et connecté du flux clinique. Portabilité, confort au fauteuil, travail en cloud, collaboration avec le laboratoire : l’innovation se déplace de la performance isolée vers l’intégration dans l’organisation quotidienne du cabinet.

C’est ce déplacement qui mérite d’être observé.

Dans cette logique, l’innovation ne consiste pas à “numériser pour numériser”, mais à réduire une friction très concrète du cabinet : où est le fichier ? Qui peut y accéder ? Le laboratoire l’a-t-il bien reçu ? Peut-on poursuivre le travail sans bloquer le scanner ? L’équipe peut-elle retrouver facilement les données ? Le cas peut-il être repris, partagé, commenté ou validé plus simplement ?

L’exemple de Primescan 2 illustre cette évolution : scanner sans fil, capture directe sur une plateforme cloud, utilisation possible avec différents appareils connectés, intégration avec DS Core. Dentsply Sirona met notamment en avant l’idée d’un scan réalisable “où et quand” le praticien en a besoin, avec une donnée immédiatement disponible dans l’environnement numérique du cabinet.

Mais l’intérêt éditorial n’est pas de célébrer un produit. Il est de poser une vraie question de flux : à quoi sert une empreinte numérique si elle reste isolée ?

Un scan utile doit permettre de gagner en fluidité : faciliter la délégation, accélérer la transmission, limiter les manipulations de fichiers, améliorer la communication avec le laboratoire et sécuriser le suivi du cas. Le numérique devient alors moins spectaculaire, mais beaucoup plus opérationnel.

Cette évolution pose aussi un point de vigilance. Plus la donnée devient mobile et partagée, plus le cabinet doit être attentif à l’organisation interne : qui scanne ? qui valide ? où les fichiers sont-ils stockés ? quelles données sont transmises ? comment la traçabilité est-elle assurée ? Un flux cloud ne remplace pas un protocole. Il l’exige.

C’est précisément ce qui en fait une innovation intéressante dans un numéro consacré aux flux numériques raisonnables. Le bon scanner n’est pas seulement celui qui produit une belle empreinte. C’est celui qui s’intègre dans un parcours maîtrisé, compris par l’équipe, exploitable par le laboratoire et utile au patient.

À retenir
Le scan intra-oral devient vraiment stratégique lorsqu’il cesse d’être une étape isolée. Sa valeur se mesure à ce qu’il déclenche ensuite : moins d’allers-retours, moins de fichiers perdus, plus de continuité entre le fauteuil, l’équipe et le laboratoire.

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