En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d'intérêts.

❌

LEFILDENTAIRE est un site réservé aux professionnels de la santé dentaire.
Si vous n'êtes​ pas un professionnel de santé, vous pouvez obtenir des réponses à vos questions par des experts sur Dentagora.fr en activant le bouton Grand Public.

Je suis un professionnel Grand Public
Advertisement Advertisement expanded

Impression 3D au cabinet : quand et par où commencer ?

0

L’impression 3D séduit de plus en plus de cabinets, mais son intégration soulève deux questions très concrètes : à quel moment devient-elle réellement pertinente, et par quels usages commencer ? Philippe François partage son expérience.

À partir de quel volume d’activité l’impression 3D devient-elle réellement pertinente au cabinet ? 

C’est, je pense, difficile de parler de volume car très relatif et dépendant des indications : la rentabilité de la réalisation en interne d’un bridge complet implantaire n’étant forcément pas la même que l’impression d’un modèle pour réaliser une gouttière thermoformée d’éclaircissement. De même, c’est probablement à ce moment-là qu’on passe à côté des vraies questions…
Plutôt que de parler volume, peut-être devrions nous plutôt parler de temporalité car c’est là que réside l’intérêt majeur : la production à la demande. Celle de modèles pour diverses applications en quelques dizaines de minutes, de ses guides chirurgicaux implantaires qui ne sont plus externalisés, de ses gouttières de bruxisme dans la journée ou de son all-on-4 en l’espace de 2 heures depuis l’empreinte. C’est cette flexibilité et la possibilité d’accélérer les traitements qui est l’argument majeur. Encore faut-il sélectionner sa ou ses bonnes applications. A partir du moment où les applications sont ciblées et répondent à des manques préalablement identifiés dans sa pratique, alors l’impression 3D peut avoir un réel intérêt.
Le dernier point restant est celui de l’intégration, la question à se poser étant de de savoir si l’on veut réaliser les designs soi-même ce qui peut prendre du temps et nécessite d’une courbe d’apprentissage ou les déléguer à son prothésiste ou l’intelligence artificielle. La réponse à cette question devant s’associer une prise de conscience: celle qu’un post traitement des éléments imprimés devra être réalisé quelques minutes à chaque fois avec une automatisation variable selon les systèmes. Une fois ces questions répondues et son organisation anticipée, alors l’impression 3D en cabinet sera forcément pertinente à implémenter si l’envie s’en fait ressentir.

2- Si vous deviez conseiller à un omnipraticien qui s’équipe aujourd’hui de commencer par deux ou trois usages, lesquels choisiriez-vous ? 

Chacun trouvera sa propre organisation mais pour avoir un peu tout testé au sein de notre équipe de soin, je ferai plutôt un rapport d’expérience de ce que nous imprimons le plus :
. La plus grande production restant les modèles physiques pour diverses applications : ce n’est pas l’exemple le plus “sexy” mais celui qui en pratique compense le plus la frustration relative parfois de n’avoir qu’une “peau” virtuelle à la sortie de son empreinte optique.
. La réalisation de gouttières de bruxisme qui sont très difficiles à produire par les prothésistes dans leur version usinée ou conventionnelle. Dans cette indication l’impression 3D fonctionne bien et les produire chez soi ne nécessitant pas de grande technicité.
. La réalisation de guides chirurgicaux pour les mêmes raisons que précédemment/
Et lorsqu’on prends ces trois exemples, on imagine forcément une imprimante qui produit tous les jours et est pertinente pour revenir à la question 1 initiale. Au-delà de ces trois exemples il y a plein d’autres possibilités à intégration plus spécifique comme les restaurations partielles collées d’usage, les gouttières de rétention, les prothèses amovibles, les prothèses sur implant transitoires, les protèges dents… Bref plein d’indications potentiellement utiles dans sa pratique, mais aussi “fun” à implémenter qui peuvent se creuser secondairement selon ses envies…

Partager

Laisser une réponse