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ENDODONTIE ET DIGITALISATION

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La digitalisation de l’endodontie ne se résume plus à des outils juxtaposés. Les quatre articles de ce dossier montrent qu’une chaîne numérique se construit, depuis l’interprétation diagnostique jusqu’à l’évaluation des résultats, en passant par la planification et le geste.

L’intelligence artificielle appliquée au CBCT peut signaler une anomalie, segmenter les structures et produire des reconstructions 3D. Elle constitue un second regard, mais ne remplace ni l’examen clinique ni le raisonnement diagnostique. Le praticien reste responsable de valider ses propositions et de les replacer dans leur contexte.

Avec la navigation dynamique, la donnée guide l’acte. Point d’entrée, angulation et profondeur sont planifiés puis suivis en temps réel. Dans les canaux oblitérés, elle peut limiter la perte tissulaire et le risque de perforation. Sa précision dépend de l’acquisition, du recalage, de la calibration et de l’opérateur.

Les exoscopes et la réalité augmentée prolongent cette convergence. Le champ opératoire devient une interface intégrant modèles 3D, images CBCT ou données du localisateur d’apex.

La transformation la moins spectaculaire est toute aussi profonde : celle de la donnée clinique structurée. Dix années d’activité enregistrée montrent qu’une saisie des données cliniques intégrée dans le protocole de soins permet d’objectiver ses pratiques et de les améliorer. L’agrégation sécurisée de données comparables pourrait demain soutenir des registres et des études en vie réelle.

Ces innovations n’abolissent donc pas l’expertise clinique : elles l’élargissent. Le praticien doit maîtriser l’anatomie, la biologie et le geste, mais aussi comprendre la qualité des données, les limites des algorithmes et les risques d’une confiance excessive dans l’automatisation.

La révolution numérique ne se mesurera pas au nombre d’écrans installés dans nos cabinets. Elle se jugera à notre capacité à transformer des images en compréhension, des plans virtuels en gestes maîtrisés et des données en connaissances utiles. Le numérique mérite sa place lorsqu’il rend le diagnostic plus juste, le traitement plus sûr et nos résultats plus transparents.

 

Cet édito a été entièrement rédigé par un logiciel d’intelligence artificielle, puis relu par moi-même, après lui avoir fourni les quatre articles de ce numéro spécial « Endodontie et digitalisation. Est-ce le futur d’écrire sans inspiration ?

En revanche, les quatre articles de ce numéro du Fil Dentaire ont été intégralement écrits par des humains, inspirés par leur expérience, leurs connaissances, leur réflexion et leur rigueur, parfois avec l’assistance de l’IA. Profitons des révolutions technologiques, tout en restant maîtres de nos évolutions.

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A propos de l'auteur

Dr. Cauris COUVRECHEL

Chirurgien-dentiste en pratique libérale
- Ancien AHU Paris Cité

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