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Impact de la lumière au bloc opératoire

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Le Dr Patrice Peyrat, chirurgien au Centre Léon Bérard, centre de lutte contre le cancer de Lyon et Rhône-Alpes, a mené une étude sur l’impact de la lumière des salles d’intervention sur la fatigue visuelle.

Objectif : améliorer les conditions de travail des professionnels de santé.

L’étude a été réalisée auprès de 12 collaborateurs, 7 chirurgiens et 5 infirmiers. 40 observations ont été conduites.

Cette étude, initiée en 2015, est d’abord un travail collaboratif mené avec la société suédoise Getinge, dont la filiale Maquet a installé en 2013 le bloc opératoire du CLB, utilisant les dernières technologies et qui reste, 6 ans après son ouverture, l’un des plus modernes d’Europe.

Il ressort que la luminosité des écrans, la lumière bleue, l’intensité des néons… peuvent non seulement entrainer une fatigue visuelle, mais aussi en cascade des troubles de la vision, voire des troubles musculo-squelettiques.

Préconisations du Dr Patrice Peyrat à l’issue de cette étude :

3 propositions pour diminuer l’impact de la lumière sur la fatigue visuelle et donc la fatigue en général :

  • éviter les contrastes forts entre le champ opératoire et l’ambiance lumineuse de la salle. Il faut donc maintenir une ambiance lumineuse significative, favoriser la lumière naturelle et éviter d’opérer avec une salle dans la pénombre.
  • éviter de focaliser trop fortement la tache lumineuse lorsque cette fonction est présente sur l’éclairage.
  • débuter l’intervention avec un éclairement de plus faible intensité possible et augmenter de façon très progressive lorsque le champ est plus profond ou plus sombre. Il faut être attentif également lorsque l’on dispose de 2 éclairages opératoires de ne pas surexposer le champ opératoire puisque les niveaux d’éclairement s’additionnent entre les 2 éclairages.

Ce travail a permis de mettre en évidence une plus grande fatigue visuelle sous éclairage opératoire. Il a permis également de faire des propositions sur la gestion de l’éclairage (éclairage opératoire et ambiance lumineuse de la salle) dans une salle d’intervention.

Aller plus loin dans l’évaluation d’une fonction de l’éclairage opératoire est cependant plus difficile à mettre en place. En effet :

  • le critère de jugement doit être composite car la notion de fatigue visuelle est complexe ;
  • le nombre d’observations serait nécessairement important ;
  • les biais de confusion seraient importants.

Les améliorations apportées aux nouveaux éclairages opératoires (utilisation de LED, encombrement, fonction de contrôle de la luminance -quantité de lumière qui revient à l’oeil-, éclairage de confort) sont importantes et vont dans le sens de ce que nous avons montré dans cette étude.

La thématique ambiance lumineuse dans la salle n’est pas à négliger avec un apport certain de l’éclairage naturel et des éclairages LED de couleur.

Quelques pistes futuristes pourraient également être discutées :

  • l’éclairage in situ pour les interventions cavitaires,
  • le déplacement automatisé de l’éclairage opératoire,
  • la projection sur champ depuis l’éclairage…
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