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« Je veux être un dentiste du 21ème siècle »

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Présentez-vous ? Quel est votre parcours ?

Je suis chirurgien-dentiste, thésé depuis 2009 à la faculté de nantes. Initialement, le métier de dentiste n’était pas pour moi une vocation, mais le côté manuel et artisanal m’a fait y prendre goût. Je suis parti dix ans à l’étranger, dont neuf ans à nouméa. Je m’y suis énormément plu, c’est un petit paradis dans lequel la pression financière est beaucoup plus faible qu’ici en métropole : pas d’URSSAF, pas de CARCDSF, les actes aussi sont revalorisés. Au final, le climat est propice à l’amour du travail bien fait, on prend le temps de bien faire les choses et pendant toutes ces années, je me suis forgé dans cet état d’esprit. Je suis rentré car la famille me manquait et je viens de m’installer en Janvier dernier. Les outils numériques sont pour moi une évidence.

Allez-vous franchir le cap du numérique ?

Oui, clairement. C’est selon moi indispensable pour me permettre de maintenir cette qualité de travail que j’ai connu en étant à nouméa. Il est certain que lorsqu’on est conscient que l’on n’est pas rentable sur un acte, on aura tendance à le faire plus vite. C’est là ou selon moi le numérique a du sens : nous permettre de gagner du temps dans nos process tout au long de la journée, de manière à rester rentable même en prenant son temps sur des actes peu rémunérateurs.

Quelles sont vos craintes ? Qu’est-ce qui pourrait faire pencher la balance?

Comme tout le monde, j’étais un peu rebuté par le coût d’achat, mais à bien y réfléchir, je me rends compte que dilué dans un leasing sur 4 ou 5 ans, cela est parfaitement intégrable dans les charges de mon activité.

En dehors de l’empreinte optique, d’autres technologies vous intéressent ?

Oui, toutes ! En fait je pense que le numérique ne se limite pas à la seule caméra, il faut assembler les maillons de la chaine pour en tirer les bénéfices. On augmente à la fois la qualité et la rentabilité, ce qui est exceptionnel. Je suis poseur d’implants, je me penche donc aussi sur les CBCT, mais aussi sur des outils comme le ModJaw qui est vraiment incroyable. Par contre, pour le scanner facial, je n’ai pas encore suffisamment creusé le sujet: je pense que c’est un outil intéressant pour donner encore plus d’informations au laboratoire de prothèse, par exemple pour l’analyse esthétique, donner les plans de référence etc. J’ai vraiment envie d’être un dentiste du 21eme siècle, donc il faut que je m’y mette, même si je ne suis pas un geek à la base.

Que pensez-vous de l’usinage et de l’impression 3D en interne dans votre structure ?

Clairement, je n’ai pas cette fibre-là. Je préfère le déléguer à mon laboratoire qui saura mieux que moi en faire bon usage.

Quelle est votre analyse sur l’avenir de la dentisterie ?

Je pense qu’une fois le cap du digital passé, il est impossible de revenir en arrière. On s’oriente je le pense, vers une dentisterie à deux vitesses : les dentistes équipés de numérique et ceux qui ne le sont pas et qui auront de plus en plus de mal à justifier de leurs honoraires. J’ai envie de soigner avec les données acquises de la science et le numérique va devenir un incontournable.

Quel est votre rêve le plus fou ?

Faire des enfants ! (rires). Plus sérieusement, mon objectif est de monter un cabinet regroupant des praticiens en phase avec leur époque, spécialisés chacun dans leur domaine. Je rêve d’une structure où il fait bon venir; qu’enfin on puisse aller chez le dentiste pour passer du bon temps !

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A propos de l'auteur

Dr Pierre ALLARD

Chirurgien-Dentiste
44 - Guérande

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