En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d'intérêts.

LEFILDENTAIRE est un site réservé aux professionnels de la santé dentaire.
Si vous n'êtes​ pas un professionnel de santé, vous pouvez obtenir des réponses à vos questions par des experts sur Dentagora.fr en activant le bouton Grand Public.

Je suis un professionnel Grand Public

Assurance-vie Quels supports ? Quelles performances ? Quels risques ?

0

L’assurance-vie reste un outil privilégié pour placer son épargne. Ainsi, une fois les LDD et livret A remplis, vous pouvez passer à l’assurance-vie en versement unique ou en versements programmés.

Et pourquoi aller sur l’assurance-vie ? Les livrets c’est bien, c’est pratique, c’est disponible ! Oui mais la rémunération n’est que de 0.75 %, même si elle est nette d’impôts ! L’assurance-vie peut donc vous donner nettement plus.

Et ce, même si la baisse du rendement des fonds euros est actée. La moyenne de rémunération des fonds euros en 2017 a été de l’ordre de 1.80 %. Ce n’est pas si mal pour un capital garanti !

Mais nombre d’entre vous souhaitent une meilleure rémunération. Mais comment faire ? quels choix d’investissements convient-il de faire ? En d’autres termes, quelle allocation d’actifs retenir ?

Si vous souhaitez faire des retraits sur votre contrat d’ici 2 à 3 ans, vous aurez tout intérêt à rester en fonds euros et ne pas prendre de risque car la durée est trop courte pour investir en supports dynamiques. Le risque, au moment du retrait, serait une baisse des marchés et donc une baisse de votre contrat, juste au mauvais moment. Et il n’aurait pas eu le temps de capitaliser pour prévenir cette baisse !

A moyen/long terme, vous pouvez caresser de beaux espoirs de gains. Mais attention, il faut donner le temps au temps et également définir le niveau de risque que vous acceptez.

Qu’entend-on par niveau de risque ?

Nous allons parler de pertes et de volatilité.

En dehors du fonds euros et son capital garanti, vous pourrez investir vos capitaux sur des unités de compte. Ce sont des SICAV ou fonds commun de placement, composés d’actions, d’obligations, de monétaire, soit spécialisés géographiquement ou sectoriellement, soit diversifiés, investis en valeurs françaises ou internationales. A côté de ces supports, vos pouvez également accéder à des supports immobiliers purs comme les SCI ou SCPI ou à des supports immobiliers côtés en bourse composés de foncières en général.

Ces unités de compte ne garantissent pas le capital investi.

Elles peuvent varier à la hausse comme à la baisse. Elles sont caractérisées par ce que nous appellerons la volatilité.

La volatilité est l’ampleur des variations du cours d’un actif financier. Elle sert de paramètre de quantification du risque de cet actif. Lorsque la volatilité est élevée, la possibilité de gain est plus importante, mais le risque de perte l’est aussi.

Selon la nature des supports, la volatilité est plus ou moins forte. Ainsi, la volatilité d’une SICAV actions est nettement plus forte que celle d’une SCI ou SCPI.

Ainsi, avant tout investissement, il convient de définir votre niveau de risque ou de perte maximale ! Il peut vous sembler curieux de vous demander ce que vous souhaitez perdre alors que vous ne pensez qu’à gagner ! Malheureusement, vous ne pouvez pas espérer gagner sans prendre le « risque de perdre » ! C’est comme un balancier ou un élastique, ça marche dans les deux sens. Et vous allez voir que ces notions sont très importantes. Si vous les mesurez bien, vous n’aurez pas de mauvaise surprise !

Exemple – Nous auditons le portefeuille d’assurance-vie du Docteur W. Nous constatons une performance de 27.42 % sur 5 ans. Le client nous demande notre avis tout en pensant que cette performance est très bonne !

Nous analysons la volatilité de ce portefeuille qui est de 4.92 sur 5 ans, ce qui est peu élevé effectivement. Nous vérifions sa perte maximale qui est de 9.51% toujours sur 5 ans.

Nous comparons à notre modèle de portefeuille, lequel présente une performance de 46.24 % sur 5 ans avec une volatilité de 4.10 sur 5 ans et une perte maximale de 8.03 %.

Notre conclusion sur ces deux portefeuilles :

Il est possible de faire beaucoup mieux (pas loin du double) avec une volatilité et une perte maximale inférieures pour le second portefeuille !

Notre conseil :

Il est très important de remettre une performance dans son contexte. Juger une performance dans l’absolu ne veut rien dire. Et il apparait clairement qu’il est possible de réaliser de belles performances positives sans prendre des risques démesurés.

Pour juger ces performances, nous devons évoquer également la durée. Ainsi, les deux portefeuilles ci-dessus ont été étudies sur une durée de 5 ans. Sans changer la répartition des portefeuilles, si vous augmentez la durée de l’investissement à 8 ans, clairement vous augmentez la sécurité de votre portefeuille.

Vous pouvez encore augmenter la sécurité de vos portefeuilles en portant une attention toute particulière à la diversification géographique et sectorielle, et surtout à la diversification en termes d’actifs peu ou pas corrélés entre eux.

Enfin, en utilisant les versements programmés, vous pourrez également augmenter la sécurité, car ainsi vous rentrez à différents moments donc à des cours différents. Vous diversifiez ainsi vos points d’entrée sur le marché.

C’est donc vous qui décidez de la perte maximale acceptable (10, 20, 30 %…). Vous êtes le chef en la matière ! Ne vous laissez pas influencer sur ces sujets car sinon vous irez au-devant de désillusions.

A chacun son risque …

Attention, car sur la période écoulée (les 5 ans évoqués ci-dessus), la volatilité a été très faible. Or les résultats observés tant en termes de performances que de volatilité et perte ont été fortement influencés par ce passé « tranquille ». Donc si comme le Docteur R, vous ne voulez pas subir une perte supérieure à 30 % par exemple, nous ne pouvons que vous inviter à prendre de la marge, et ainsi opter peut-être pour une perte maximale de 10 à 15 %, sans écarter le risque d’un trou d’air ponctuel de 30 ou 40 %.

Là aussi faites réaliser vos simulations…

Partager

A propos de l'auteur

Catherine BEL

Patrimoine Premier
CIF réf. sous n° A043000 par la CIP assoc. agréée par l’AMF


Téléphone : 01 45 74 01 05

Laisser une réponse