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Préparer sa retraite : le plus tôt possible

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La retraite est à nouveau le thème d’actualité avec la mise en place du plan de rigueur. Quel est l’impact de celui-ci sur vos retraites ? Quelle stratégie retenir ? Une évidence s’impose : il faut préparer votre retraite et le plus tôt sera le mieux !

Actualité sur les régimes de retraite – En quoi cela vous concerne-t-il ?

Cela concerne votre régime de base, particulièrement pour ceux qui souhaitent anticiper sur l’âge de départ à la retraite. Il est désormais prévu un départ à la retraite à partir de 62 ans à compter du 1er janvier 2017 pour les personnes nées après le 1/1/1955 (il existe une période transitoire pour ceux nés entre le 1/1/1952 et le 1/1/1955). Les modifications concernent également l’âge de départ dans votre régime complémentaire et les minorations applicables si vous partez à la retraite avant 67 ans notamment pour ceux qui seraient nés après le 1/1/1955 (ne seraient pas concernés ceux nés avant le 1/7/1951 et vous seriez partiellement concernés si vous êtes nés entre le 1/7/1951 et le 1/1/1955). En effet, pour un départ à la retraite entre 62 ans et 67 ans, désormais la minoration sera de 1,50 % par trimestre manquant entre votre âge de dé- part à la retraite et l’âge de départ au taux plein (67 ans), soit un total de 6 % par an contre 5 % auparavant ! Donc, si vous souhaitez maîtriser votre âge de départ en retraite, il convient d’anticiper le plus possible et de vous constituer des revenus complémentaires.

Concrètement comment poser le problème de la retraite ?

Il faut être concret. De quels revenus disposez-vous aujourd’hui après impôts ? Quelle est votre retraite estimée après impôts ? Quel niveau de vie souhaitez-vous durant votre retraite ? À quel âge désirez-vous partir en retraite ? Bien évidemment, des revenus complémentaires seront nécessaires et il faudra donc constituer un capital et plus vous commencerez tôt, plus ce sera indolore !

Exemple : le Docteur T. dispose d’un revenu net de 208 000 €/an. Sa retraite nette est estimée à 37 000 €. Il souhaite avoir 55 000 € net durant sa retraite. Il doit donc constituer 18 000 € de rente ou un capital complémentaire de 514 000 € sur la base d’un taux de revenus de 3,5 % l’an.

Une question à se poser : faut-il opérer un rachat de trimestres, de points ?

Vous pouvez, en effet, opérer des rachats dans vos régimes de base et complémentaires. Qu’il s’agisse de trimestres ou de points, l’objectif est d’augmenter la pension de retraite. Les rachats sont intégralement déductibles. Dans tous les cas, une simulation s’impose. Un exemple vaut mieux qu’un long discours.

Exemple de calcul de rachat dans le cadre du régime de base

Le Docteur T. né en 1955, est âgé de 56 ans en 2011. Il décide de prendre sa retraite à 63 ans avec 148 trimestres acquis. Sa pension est estimée à 5 200 €, avec une minoration de 20 %. Il peut racheter un maximum de 12 trimestres et faire tomber la minoration à 5 %. Leur coût d’acquisition après économies d’impôts (tranche à 41 % dans l’exemple) est de 16 128 €. Sa pension est alors de 6 175 €, soit une augmentation de sa pension de 975 €/an. Pour amortir ce rachat, il faut que le docteur T. vive au moins 16 ans.

I – Les solutions retraite dopées par les économies d’impôts …

Compte tenu des impôts souvent importants que vous payez, les investissements dopés par les économies d’impôts vous permettent de constituer des revenus ou un capital plus vite avec des montants plus importants. Il en est ainsi des produits générant des rentes, avec aliénation du capital mais il existe également des investissements permettant de constituer un capital disponible au moment de la retraite. Le bon sens: la diversification des solutions est le maître mot !

1 – Les produits retraite avec aliénation du capital, sortie en rente obligatoire

Loi Madelin, PERP et Préfon : déduction des sommes versées (dans certaines limites) du revenu global, donc une économie d’impôts dans la tranche d’imposition. Le prix à payer : l’aliénation du capital. Gestion prudente possible. Diversifier les contrats et les compagnies.

2 – Les investissements immobiliers d’habitation pour constitution du capital

Ce dernier peut être constitué au comptant ou à crédit. Durant l’activité, préférez le crédit pour limiter l’imposition et accroître le patrimoine. Être attentif au prix au m2 : malgré les plafonds en zone A bis de 5 200 €, en zone A de 5 000 €, en zone B1 de 4 000 €, en zone B2 de 2 100 € et en zone C de 2 000 €.

  • Scellier intermédiaire avec réduction d’impôt de 21 % sur 15 ans et SEULEMENT 70 % des revenus imposés… de beaux restes !

Exemple : le Docteur P. en activité, BNC 298 000 € et 10 000 € de revenus fonciers, mais seulement 32 000 € de la retraite. Il achète, dans le cadre du Scellier intermédiaire, un bien immobilier de 350 000 € à Paris. Il emprunte la totalité sur 11 ans. Le coût d’acquisition est estimé à 243 825 €. Les économies d’impôts sont encore estimées à 59 545 € ! Voilà bien un dopant pour constituer plus facilement et plus rapidement votre capital ! L’effort d’épargne est estimé à seulement 703 €/mois. En crédit in fine, les économies d’impôts seraient de 101 884 €.

  • Loi Malraux avec réduction d’impôt de 24 % pour les secteurs protégés et 28 % pour les secteurs restaurés. Également de beaux restes !
  • Déficit foncier avec économies d’impôts à l’entrée dans la tranche d’imposition. De beaux restes malgré la taxe sur les plus-values à la sortie… !

II – Les produits retraite, sans capital aliéné, sans économie d’impôt immédiate

  • SCPI de rendement : constitution d’un capital, au comptant ou à crédit, en immobilier de bureaux et de boutiques. Panacher les deux avec une dominante boutiques.

Durant l’activité, préférez le crédit pour limiter l’imposition des loyers. Une rentabilité de l’ordre de 5 % (revenus + plus-values).

Exemple : le Docteur T. BNC 300 000 € en activité, mais seulement 30 000 € de la retraite. Il souscrit 290 000 € de SCPI dont 180 000 € comptant (prélevées sur des livrets d’épargne). Il emprunte 110 000 € sur 5 ans, soit une mensualité de 2 020 € (4 % assurance comprise). Revenus estimés 14 500 €/an. Effort d’épargne estimé : 24 240 € – 14 500 € = 9 740 €/an soit 811 €/mois.

  • La location meublée non professionnelle : constitution d’un capital en immobilier d’habitation, au comptant ou à crédit. Durant l’activité, préférez le crédit pour limiter l’imposition et accroître le patrimoine. Les revenus distribués sont de l’ordre de 4 à 5 % hors taxes selon les secteurs d’activité. Les revenus sont défiscalisés sur une longue période grâce aux amortissements.

Exemple : le Docteur P. en activité, BNC 298 000 € et 10 000 € de revenus fonciers, mais seulement 32 000 € de la retraite. Dans le cadre de la location en meublé non professionnel, il achète un appartement dans une résidence de tourisme pour 372 834 € à Hyères (à toute proximité du TGV et de l’aéroport). Il emprunte la totalité sur 12 ans. Le coût d’acquisition est estimé à 284 042 €. Les économies d’impôts seront réalisées ultérieurement sur les revenus générés nets d’impôts ! L’absence d’impôt sur les revenus est un sérieux dopant pour constituer efficacement et rapidement votre capital ! L’effort d’épargne est estimé à 1 714 €/mois pour acquérir un revenu annuel de 21 422 € pour la retraite.

  • Assurance-vie avec revenus garantis distribués au moment de la retraite, de l’ordre de 4 à 4,5 % du capital constitué (selon l’âge de départ en retraite) avec possibilité d’augmentation de cette rente. Pas de garantie en capital.

III – Les solutions pour se constituer un capital, sans économie d’impôt immédiate

  • Assurance-vie : constitution d’un capital (apport comptant ou par primes périodiques) dont les plus-values ou produits financiers sont très peu imposés. Vous gardez la maîtrise de votre capital et organisez vous-même votre production de revenus, qui peut être automatisée. Gestion multi-supports avec un fonds euros, SICAV et SCPI de rendement.
  • Les supports alternatifs pour diversifier, à côté du fonds euros : Il s’agit de fonds composés d’obligations du secteur privé uniquement, de durée courte (3 ou 4 ans) conservées jusqu’au terme. Le rendement est variable (4 à 7 % selon les fonds étudiés) selon la notation des obligations et donc selon le risque. Plus le support est sécuritaire et moins le rendement est élevé et inversement.

Conclusion

Faites estimer votre retraite le plus tôt possible, puis dé- terminer votre objectif revenus et vos stratégies.

 

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A propos de l'auteur

Catherine BEL

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