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Formations cliniques et non-cliniques : une condition de survie pour les cabinets du futur !

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Obligation légale, la formation professionnelle peut constituer une formidable opportunité pour les praticiens d’améliorer la qualité de leurs soins et des services aux patients. Cependant, une grande part d’entre eux optent plus volontiers pour la formation clinique, sans nécessairement voir l’intérêt d’une formation non clinique. Une problématique d’autant plus compréhensible qu’il n’est pas aisé de concilier la disponibilité que suppose la formation avec les exigences de la vie au cabinet.

Dans un premier temps, il est nécessaire de prendre le temps de la réflexion et de se demander le plus objectivement possible ce que l’on pourrait/souhaiterait améliorer dans sa pratique (clinique, organisation, gestion, stratégie d’exercice, communication, management ). Cette étape permettra ensuite de cibler la formation qui convient Mais alors que faut-il privilégier : le clinique ou le non clinique ?

Aucune des deux, sûrement Les deux disciplines sont indissociables et sont nécessaires à la bonne marche d’un cabinet.

Peut-être serait-il tout de même bon de commencer par le non clinique afin d’améliorer ses compétences en matière de management, de gestion ou de communication. Une fois maitrisées, ces aptitudes laissent toute la latitude pour développer la technique afin d’élargir son approche globale.

Pourquoi se former ?

Pour le praticien…

Aujourd’hui, un praticien a l’obligation de se former cliniquement pour accroître son potentiel technique. Mais la formation ne doit pas se réduire uniquement à cette dimension. En effet, elle doit également concerner le cabinet. Elle doit permettre aux chirurgiens-dentistes d’améliorer l’organisation de la structure en développant les compétences de toute une équipe. C’est en se formant que l’on comble ses lacunes et que l’on gagne en efficacité surtout. C’est en prenant pleinement conscience de l’enseignement et en l’appliquant que le seuil de productivité augmente.

L’efficience doit être au centre de la démarche. En effet, c’est elle qui permettra de trouver la sérénité dans sa pratique.

Parler d’organisation et de gestion ne sont pas des gros mots. Il est essentiel de rappeler que le but de la profession est de soigner au mieux les patients. Le praticien a l’obligation légale et morale de proposer des soins qualitatifs. Mais s’il est mal organisé et donc débordé, son cabinet connaîtra fatalement des baisses financières qui auront pour conséquences une démotivation importante. Ce manque de motivation conduit à de la frustration voir même à une baisse de la qualité de soins. C’est un engrenage dont il faut se sortir pour respecter les engagements fixés en se lançant dans l’odontologie.

N’oublions pas que la gestion et l’organisation du cabinet correspondent objectivement à une part importante de l’activité de la pratique dentaire. Alors point de découragement. Rebattez les cartes et formez-vous !

La formation est également le temps du constat et de l’envie de changement. Pourquoi ne pas voir ce moment comme l’opportunité d’impulser du renouveau à sa pratique et à sa stratégie.

Ce nouvel élan permet de voir les choses différemment et de se projeter loin et sereinement, fort des compétences acquises au cours de sa formation.

… et pour son équipe

La formation est stratégique pour le praticien, le cabinet et surtout pour son équipe. Sans elle, la tâche serait encore plus grande. En proposant une meilleure qualité de soins et de services, la performance du cabinet se trouve considérablement augmentée.

Dans cette optique, il est important de ne pas oublier son équipe en pensant à l’évolution des assistantes et des secrétaires. En motivant ses collaborateurs, le chirurgien-dentiste contribue à les fidéliser. Il ne faut pas perdre de vue que la formation permet de rester motivés, présents et engagés dans ses occupations. J’ai constaté que les équipes voient dans la proposition de formation un message de confiance de la part du praticien. C’est un indicateur puissant de l’intérêt accordé à ses collaborateurs.

Lorsque que vous aurez optimisé les compétences de chacun au sein du cabinet, stimulé l’intelligence collective et développé le sens de l’engagement, vous verrez la croissance de votre cabinet augmentée. Mais pour cela, il faut prendre conscience de ses besoins et prendre le temps de se former. C’est un engagement mais surtout un véritable retour sur investissement. Il s’agit de faire appel à des compétences qui ne s’apprennent pas simplement dans les livres.

Comment se former ?

Le processus de formation

Une évaluation initiale externe est essentielle pour connaître la formule la plus adaptée à la problématique du cabinet. En effet, le praticien a parfois du mal à évaluer qu’il ne sait pas. Et peut-être même qu’il croit savoir. On peut faire l’analogie avec le patient qui arrive en disant qu’il vient pour un détartrage alors que le chirurgien-dentiste voit les nombreux autres problèmes. Une personne extérieure et compétente possède les capacités à faire une analyse et une synthèse des besoins. Elle est la seule disposée à prendre de la hauteur et à être la plus objective possible…

Il est important de comprendre qu’en entrant dans un séminaire de formation, une boucle pédagogique se met en place. Plusieurs étapes se succèdent :

  • la prise de conscience
  • l’acquisition des connaissances
  • l’entrainement intensif
  • l’appropriation du savoir-faire
  • l’évaluation continue qui permet d’entrer dans une logique d’amélioration continue.

Le blended learning

La formation ne se résume donc pas à une somme de connaissances théoriques qu’elle soit clinique ou non. Trouver du contenu théorique sur internet est aujourd’hui une chose aisée. Mais alors ? Quelle est la valeur ajoutée de la formation ? La pratique, bien sûr !

Aujourd’hui, le e-learning permet d’acquérir un savoir à distance, depuis son cabinet, son domicile ou tout autre endroit avec une connexion web, au moment que l’on choisit (heures de présence au cabinet, soir, week-end). Il s’agit d’une démarche active qui laisse une grande flexibilité et liberté au praticien.

Attention, toutefois ! Cela ne dispense pas d’une présence physique lors d’ateliers de mise en pratique. Le présentiel doit permettre de transformer le savoir, en savoir-faire. Les deux sont complémentaires. On appelle ce type de formation le blended learning. Le praticien développe un savoir de manière pro-active mais à son rythme. Et c’est lors d’ateliers collaboratifs qu’il peut disséquer ce savoir, le structurer puis le systématiser pour enfin en apprécier le résultat.

L’accompagnement du formateur est essentiel. C’est grâce à la mise en pratique sous diverses formes telles que QCM, jeux-vidéos, étude de cas, jeux de rôle que le savoir va se transformer et s’automatiser. Le but de l’accompagnement est de permettre au stagiaire de maîtriser, de faire bien et de ne plus y penser !

Le rôle du formateur reste donc très important car il est celui qui choisit les éléments étudiés en ligne et ceux abordés en présentiel. Il est celui qui guide, qui oriente le savoir et vers qui on peut se tourner en cas de doutes ou de questions. Cette relation est primordiale dans le processus de formation.

Le temps

Le facteur temps étant une donnée importante dans les enjeux de la formation, la méthode du blended learning permet de revoir les schémas traditionnels de la formation et d’être le plus complet et efficace possible. La formation reste un outil de production qui doit permettre d’acquérir ou améliorer des compétences.

Alors oui ! vous pourrez me répondre que l’on perd quand même du temps mais vous devez vraiment réaliser que ce temps dit « perdu », est en réalité du temps gagné ! La formation a pour but l’efficience, d’être performant sur les tâches fixées.

Prenons l’exemple du bûcheron qui scie un arbre. Arrivé au milieu du tronc, sa scie s’encrasse mais il décide de ne pas s’arrêter. Cela lui ferait perdre trop de temps. Alors, il s’acharne et s’épuise. Il pourrait faire le choix de s’arrêter, de nettoyer sa scie et de repartir bien plus efficace…

La seule et unique question qu’il faut se poser est : « qu’êtes-vous prêt à mettre en oeuvre pour atteindre vos objectifs ? »

Conclusion

La formation est un cercle vertueux : plus vous vous formez, plus vous êtes efficient, plus vous avez confiance en vous et plus vous êtes libre… et plus vous êtes libre, plus vous êtes épanoui personnellement. La finalité se trouve surement dans ce dernier point. Je vous laisse y réfléchir…

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A propos de l'auteur

Dr. Edmond BINHAS

Fondateur du groupe Edmond Binhas
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Institut BINHAS / Claudette


Adresse : 5 rue de Copenhague BP 20057 13742 VITROLLES CEDEX

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