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Remplacement « naturel » d’une incisive mandibulaire : vers une simplification du protocole

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Le remplacement d’une incisive mandibulaire dont l’atteinte parodontale est terminale, représente un challenge prothétique fréquent. Différentes modalités de traitement telles que bridge conventionnel ou bridge collé sont généralement proposées. Dans un souci d’optimiser la conservation tissulaire tant dentaire que parodontale, une implantation suivie d’un remplacement immédiat ont été programmés.

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Figures 1 et 2 : l’incisive latérale (42) est parodontalement compromise, une mobilité importante gênant la fonction est objectivée lors de l’examen clinique.

La radiographie pré-opératoire démontre une perte osseuse importante atteignant le 1/3 apical de la racine. La dent n’étant plus conservable, son extraction est décidée.

Figures 3 et 4 : l’avulsion de 42 est conduite de la manière la plus atraumatique possible, l’objectif étant la conservation maximale des tissus parodontaux restant. Le site gingival, comportant ses deux papilles interdentaires, est préservé, aucun lambeau ni décollement de la gencive marginale n’est pratiqué.

L’axe d’implantation est soigneusement déterminé à l’aide d’une fine fraise diamantée, l’utilisation du foret guide de 1,5 mm de diamètre confirme cet axe.

Figure 5 : une radiographie « foret en place » est alors nécessaire avant de poursuivre le forage implantaire.

Figures 6 et 7 : un implant de type Nobel Active de 3 mm de diamètre et de 13 mm de longueur est positionné en situation légèrement sous-crestale. Le pilier prothétique définitif est sécurisé grâce à la clef de serrage (25 N/cm).

Figures 8 et 9 : l’utilisation de la dent naturelle va servir de temporisation immédiate, celle-ci sera ajustée en longueur, évidée dans sa portion radiculaire et rebasée sur l’inlay-core implantaire, la restauration temporaire devant être non fonctionnelle.

Figure 10 : sa forme de contour et son profil d’émergence vont permettre de guider la cicatrisation parodontale. La dent « naturelle » provisoire est scellée sur l’inlay-core implantaire définitif.

Figures 11 et 12 : à 8 semaines postopératoires, l’implant est ostéointégré, la maturation tissulaire est complète ; la dent « naturelle » temporaire a maintenu le site gingival récepteur de la future restauration. Les papilles interdentaires ont été préservées permettant la réalisation prothétique finale dans des conditions parodontales satisfaisantes.

Figure 13 : radiographie à 2 mois post-implantation.

Figures 14 et 15 : résultat prothétique final qui s’intègre biologiquement dans son environnement gingival.

Figure 16 : la radiographie postopératoire montre la conservation du tissu osseux avoisinant.

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A propos de l'auteur

Dr. Sylvain ALTGLAS

Postgraduate in periodontology University of Pennsylvania, Philadelphie
Certificate in implantology University of Texas
Ex-Président de la Société Française de Dentisterie Esthétique

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