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Dr Georges Khoury

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Le critère de coût est certes important, mais il est à relativiser sur un exercice global et sur le gain de temps et de sécurité lié à un système validé et rodé.

Quels sont les critères de choix d’un bon implant ?

Les critères de choix me semblent, en tout premier, d’ordre général :

Quels sont les études préliminaires et les résultats de validation de l’implant en question qui ont pu être publiés avant sa mise sur le marché ? Quelle est la valeur des dites publications ? S’agit-il d’études isolées ou multicentriques ?

En somme, cet implant qui m’est proposé a-t-il été validé en clinique préalablement ? Ces questions visent différents aspects de l’implant : Son état de surface en premier lieu, car il interfère directement dans l’ostéointégration.

En second, son aspect prothétique : est-il polyvalent, simple d’usage, d’une indexation facile (connexion autoguidante, comme les connectiques coniques par exemple) ?

Est-il possible de réaliser un pilier à profil anatomique individualisé en Titane ou Zircone par CAD CAM ?

Existe-t-il des différences fondamentales entre les implants de grande marque et ceux des marques de notoriété moindre mais toutefois très engagées dans l’implantologie ?

La différence entre les implants de grandes marques et les systèmes à moindre côut, réside essentiellement dans les budgets alloués à la recherche et développement. Ainsi, de par le passé, nous avons vu un microfiletage crestal proposé depuis plus de dix ans par une firme, copié aujourd’hui par une grande partie des marques disponibles.

De façon plus générale, les recherches de l’industrie soutenues par les grands systèmes ont fait évoluer l’état de surface lisse vers un état de surface rugueux plus approprié à l’ancrage osseux. Ces surfaces sont aujourd’hui le standard. Ainsi évolue la recherche.

Le critère de côut est certes important, mais il est à relativiser sur un exercice global et sur le gain de temps et de sécurité lié à un système validé et rodé. La polyvalence et l’implantation mondiale des grands systèmes sont très importantes notamment chez des patients jeunes (de par la perspective de reprise prothétique dans leur vie), ou qui se déplacent fréquemment (trouver un confrère capable d’assurer le suivi à l’autre bout de la planète).

Les efforts des petits systèmes à démocratiser le coût ne peuvent qu’être bénéfiques à terme pour les patients, en réduisant le coût de l’ensemble de l’industrie, ce qui semble être la tendance générale actuelle.

Les implants courts (5/6 mm) sont-ils aussi fiables que les implants longs ?

Les implants courts sont validés pour des dimensions de 5 à 6 mm car les contraintes de fonctions sont majoritairement situées dans cette zone. La littérature est cependant plus réservée quant aux résultats au maxillaire supérieur. La mandibule postérieure est la zone de choix pour ces implants.

Selon vous, les matériaux dits « de nouvelle génération » tels que la zircone… offrent-t-ils les mêmes conditions (maniabilité, pérennité, fiabilité…) que le titane ?

Les matériaux de type Zircone ont présenté des fragilités de par le passé. Leur résistance s’est accrue avec les dernières générations. Pour le secteur antérieur, elles sont de premier choix et présentent des caractéristiques mécaniques adéquates.

Il me semble néanmoins préférable de privilégier des diamètres standards (3,7 à 4 mm) au moins, pour les piliers en matériau de type Zircone. Quand à leur maniabilité, ils ne présentent pas de difficulté majeure comparée au Titane, lors de leur préparation (sous-forte irrigation).

Quel(s) implant(s) posez-vous ?

Je pose des implants de la marque Astratech (« Osseospeed ») pour les qualités mécaniques et la stabilité osseuse crestale reconnues pour cet implant depuis près de 20 ans. Par ailleurs, grâce au rachat de la société Atlantis, spécialisée dans les conceptions de piliers anatomiques en Zircone ou Titane (procédé CAD CAM), Astratech offre des possibilités prothétiques multiples en ce qui concerne les piliers. La planification assistée par ordinateur est également possible par l’utilisation du logiciel « Facilitate » dans les réhabilitations globales et mises en charge immédiates.

Le-critère-de-coût

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A propos de l'auteur

Dr. Georges KHOURY

Responsable scientifique du DU Clinique de Reconstitution Osseuse, Paris 7
Formateur Génération Implant

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