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Surfer sur la vague des nouvelles technologies

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Les technologies n’ont jamais été aussi avancées ni de si grande qualité qu’aujourd’hui. Elles ont déjà bouleversé littéralement notre manière d’exercer. Et n’ont pas fini de le faire…

Dans un monde où tout va de plus en plus vite, il s’agit pour nous, chirurgiens-dentistes, de réussir cette révolution technologique en intégrant dans notre quotidien de nouveaux outils. Cependant, s’il nous faut vivre avec notre temps, il est nécessaire de garder à l’esprit le côté humain et l’efficacité relationnelle. La technologie ne remplace pas la relation. Aujourd’hui, ces nouveaux outils engendrent de nouvelles possibilités d’organisation, que ce soit au niveau clinique ou en communication.

L’équipement informatique en est une bonne illustration. Certains patients, notamment chez les orthodontistes, peuvent déjà consulter leur dossier via Internet. Moyennant un code personnalisé, ils ont accès en temps réel aux rendez-vous passés et futurs, au dossier administratif (historique des règlements, prochaine échéance) ainsi qu’aux photos et radios prises au cabinet pendant la durée du traitement. Le même service est proposé pour les correspondants des spécialistes.

Dans un autre ordre d’idée, les patients peuvent désormais utiliser la signature électronique au cabinet pour signer leur devis ou le consentement éclairé. Grâce à la signature numérique des documents, le courrier Word classique est dématérialisé.

Il est automatiquement transformé au format .pdf avec signature numérique. Il est alors certifié et ne peut plus être modifié. Il peut être imprimé et remis au patient. Le document est conservé sous format numérique sécurisé dans le logiciel. Le patient est ensuite, tout au long de son traitement, informé et éduqué via des applications interactives ou des écrans tactiles. Il peut recevoir des cartes virtuelles (e-cards) pour ses rappels de rendez-vous.

Autre exemple, si lors d’un soin, le patient est trop stressé ou angoissé, il peut demander une sédation consciente.

Sur le plan clinique, les innovations technologiques foisonnent : radiologie 3D, détecteurs de caries à lumière pulsée, laser, microscope, planification prothétique pour la chirurgie guidée, caméras intra-buccales, anesthésie électronique, CFAO, empreintes numériques, etc.

Avec le développement des caméras numériques pour la réalisation des empreintes, fini les portes-empreintes, l’alginate, les silicones. Place aux écrans avec modèles en 3D pour des patients qui s’extasient devant un tel procédé. Là aussi, il y a de quoi révolutionner nos relations avec les laboratoires de prothèse.

Déjà, dans certains d’entre eux, des informaticiens remplacent les prothésistes.

Pourquoi la technologie est-elle si importante ?

S’équiper est presque devenu aujourd’hui un besoin primaire. Mon propos n’est pas aujourd’hui de faire ici une liste exhaustive des technologies existantes. Il s’agit bien plus de vous démontrer que leur apparition fait évoluer nos modes de communication.

Les quelques exemples cités plus haut démontrent bien que ces outils facilitent le travail du personnel au quotidien. D’autre part, Internet peut vous aider à mieux communiquer avec vos patients. Ainsi, vous pouvez envoyer sur le mobile ou la tablette numérique de votre patient tous les conseils postopératoires ou toutes les informations nécessaires à son traitement.

Un point clé est de comprendre l’impact indirect de la technologie dans l’esprit du patient. Si vous êtes bien équipé en technologie, c’est que vous êtes à la pointe. Et donc, dans son esprit, que vous êtes un bon praticien. La technologie prouve votre qualité aux yeux du patient. Elle projette une image de vous différente, novatrice, moderne.

Autre scénario concret : lorsqu’un patient vous téléphone, il peut écouter un message d’informations pendant son temps d’attente. Votre secrétaire lui donne rapidement un rendez-vous et ouvre un nouveau dossier patient sur l’ordinateur. Un formulaire informatique lui permet de voir quelles questions poser. Elle enregistre ensuite le dossier provisoirement. Il restera actif si le nouveau patient se rend au cabinet le jour prévu. Il sera automatiquement effacé s’il ne se présente pas. En parallèle, un email de remerciement est adressé automatiquement au patient. Celui-ci peut même télécharger le questionnaire médical à partir de votre site Internet. Lorsqu’il arrive au cabinet, après avoir été accueilli par l’assistante, il enregistre son arrivée sur l’écran tactile à l’entrée de la salle d’attente. Cela vous permettra de mesurer la moyenne des retards, les délais d’attente, le nombre de patients vus, la durée moyenne des visites, etc. Avec un tel système, le processus de prise de rendez-vous est peaufiné en permanence et reste linéaire et efficace. L’image projetée est évidemment moderne.

Toutefois, gardez à l’esprit que la technologie est là pour valoriser votre image et non pour faire de vous des robots. La technologie ne peut avoir de véritable impact sans contact humain. Sachez rester à l’écoute, ne comptez pas sur la seule technologie pour optimiser votre relation au patient. En un mot, ne mécanisez pas la communication. La technologie ne peut avoir de véritable impact sans contact humain. Elle est là pour vous faire gagner du temps et vous permettre d’effectuer des tâches répétitives mais pas pour se substituer à l’humain.

Dernier exemple, d’ordre clinique cette fois-ci : le développement du scanner optique pour la réalisation des empreintes. Fini les porte-empreintes et l’alginate, place aux écrans avec modèles en 3D pour des patients qui s’extasient devant un tel procédé. Là aussi, il y a de quoi révolutionner nos relations avec les laboratoires de prothèses.

En résumé, la technologie peut vous faire gagner des points dans de nombreux domaines : votre organisation en interne, votre image auprès des patients, des confrères, etc. Elle permet d’augmenter de manière considérable la qualité et la rapidité de la prise en charge clinique. C’est donc un réel « plus » pour le cabinet.

Dans quoi investir précisément ?

De nombreux praticiens me demandent des conseils avant d’investir. Face à la pléthore de technologies, desquelles doivent-ils s’équiper ? Quelles sont celles qui vont durer dans le temps et celles qui deviendront très vite obsolètes ? Si vous n’êtes pas vraiment encore équipé en nouvelles technologies vous pouvez commencer doucement. Les premiers investissements peuvent être relativement peu importants, histoire de tester votre réaction vis-à-vis de ce type de matériel. Vous pouvez vous orienter vers des caméras intra-orales, la panoramique numérique, des écrans plats, etc.

Pensez à vous équiper de produits qui dureront dans le temps. Pour cela, vous devez absolument évaluer les besoins réels de votre cabinet, votre budget et le niveau de productivité souhaité.

Ce n’est qu’après avoir pris connaissance de ces différents éléments que vous pourrez déterminer ce que vous êtes en mesure d’acheter. Il est également crucial de mesurer à sa juste valeur l’impact que la nouvelle technologie aura en matière d’organisation.

Sinon, le risque est grand de la retrouver inutilisée dans un coin. Gardez aussi à l’esprit que ce genre d’acquisition ne peut pas se faire de manière émotionnelle, sous peine d’être fortement déçu : la technologie coûte cher. Et les décisions trop hâtives peuvent conduire à des systèmes inadaptés. C’est pourquoi les achats doivent être scrupuleusement planifiés. Le plan de mise en place doit être complet. Le budget, étudié en amont, en conséquence.

Pour un déroulement fluide de l’activité, les différents systèmes technologiques devraient être compatibles entre eux. Il vous est possible alors, de partager automatiquement et simplement les données. Avouons qu’en pratique cela ne se révèle pas d’une grande facilité, tant chaque marque a ses propres standards. Un mot à propos de l’utilisation des supports papier. Même si nous sommes arrivés quasiment à l’ère du « 0 » papier, ce dernier a encore sa place dans les cabinets et son utilisation reste encore d’actualité.

Qu’il s’agisse d’informations sur le traitement ou de conseils postopératoires, il viendra utilement compléter les informations données à l’oral ou via le support numérique. L’informatique permet la personnalisation de ces documents papier ou de les imprimer comme une brochure.

Le patient, une fois rentré à son domicile, pourra ainsi, grâce au format papier, avoir une discussion sur son traitement avec ses proches en s’appuyant sur des supports écrits.

Mise en garde

J’aimerais attirer votre attention toutefois sur certains travers parfois rencontrés avec l’évolution des nouvelles technologies. On peut les classer dans les 3 catégories ci-dessous, à savoir :

  • les technophiles : ce sont les praticiens qui se font uniquement plaisir en investissant dans une technologie ; ils passent de l’une à l’autre sans réellement les intégrer dans leur pratique, pour eux la technologie est un gadget
  • les techno-maniaques : ce sont des praticiens qui font des achats compulsifs et qui éprouvent un besoin extrême de se rassurer à travers la technologie ; le risque ici est de se retrouver avec des niveaux d’investissements dépassant largement les capacités du cabinet
  • et enfin, les techno-rigides : ce sont des praticiens qui considèrent que la technologie résoudra tous leurs problèmes et qui ne font aucun effort relationnel, d’écoute ou d’empathie ; ceux-là ne font que se donner bonne conscience en masquant leur réel problème qui est d’entrer en relation vraie avec le patient

Ceci dit, si ces nouveaux outils sont suffisamment intégrés à la pratique du cabinet, ils seront une réelle valeur ajoutée pour votre pratique et conforteront le patient d’avoir fait le bon choix en venant chez vous. Rappelez-vous le concept : « PERCEPTION = RÉALITÉ ».

Quelques suggestions

Avant d’investir dans n’importe quelle technologie, demandez-vous :

  • quelle est la vision, l’objectif et la stratégie du cabinet ? L’équipement envisagé à l’acquisition est-il cohérent avec chacun de ces 3 paramètres ?
  • les patients sauront-ils apprécier à sa juste valeur cette nouvelle innovation ?
  • combien de temps faut-il pour amortir ce futur bien ?
  • combien de temps pour le maîtriser techniquement ?
  • quel impact sur l’organisation du cabinet ?
  • quels sont les indicateurs à suivre pour mesurer les résultats ?
  • y a-t-il un plan de formation à suivre avant d’acheter ce nouveau produit ?
    Quelles sont les ressources nécessaires pour le maîtriser ?
  • comment communiquer sur cette technologie pour valoriser l’image du cabinet ?

De toute évidence, la technologie est et sera un facteur déterminant majeur pour l’avenir des cabinets. L’efficacité de l’ensemble des systèmes organisationnels pourra être améliorée grâce à elle. La révolution technologique n’en est qu’à ses débuts. En vous dotant d’innovations pertinentes et planifiées, votre exercice deviendra plus efficace, plus productif et plus facile. Les cabinets avancés en la matière bénéficieront d’un avantage concurrentiel significatif.

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A propos de l'auteur

Dr. Edmond BINHAS

Fondateur du groupe Edmond Binhas
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Institut BINHAS / Claudette


Adresse : 5 rue de Copenhague BP 20057 13742 VITROLLES CEDEX

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